RÉSERVE TON APPEL GRATUIT
EN

Négocier avec son enfant - Pourquoi c'est bon...si on sait comment !

accompagnement parental coaching parental québec limites claires négociation parentalité consciente relation parent-enfant Jan 19, 2026
mère-fille-heureuse

Négocier avec ton enfant : pourquoi ça fait peur… et pourquoi c’est excellent !

Je vais commencer avec une phrase qui surprend souvent : la négociation avec ses enfants, oui c'est super...si c'est bien fait.

Quand on entend “négocier avec un enfant”, on imagine vite :

  • des débats sans fin,

  • un enfant qui “mène”,

  • un parent qui finit par céder juste pour avoir la paix.

Mais voici le vrai point clé : négocier ne veut pas dire céder.
Négocier, dans une parentalité consciente, c’est enseigner la coopération tout en gardant un cadre clair.

Et honnêtement? Quand c’est bien fait, ça enlève du power struggle au quotidien. Ça diminue les chicanes, et ça crée un climat où ton enfant apprend : “J’ai une voix… et il y a des limites.”


La négociation : le sujet qui fait peur (et je comprends pourquoi)

La plupart des parents que j’accompagne ont peur de deux choses :

  1. Perdre l’autorité
    “Si je négocie, il va penser que tout est discutable.”

  2. Ouvrir une porte impossible à refermer
    “Si je commence, ça va toujours finir en négociation.”

Ces peurs-là sont normales. Souvent, on a grandi dans un modèle où l’autorité = obéissance. Alors dès qu’on parle d’écoute et de discussions, on associe ça à “permissivité”.

Sauf que l’autorité saine, c’est autre chose : c’est un cadre stable + une relation forte. 


Négocier ne veut pas dire céder : la différence qui change tout

Céder, c’est : “Ok ok, prends l’écran, j’en peux plus.”
Négocier, c’est : “Je t’entends. Voilà ce qui est possible, et voilà ce qui ne l’est pas.”

Ce qui est non négociable

Garde-toi une catégorie “non négociable”. Elle protège ton enfant ET ton rôle de parent.

En parentalité consciente, on conseille d'avoir max 5 non négociables. 

  • Non-négociable = sécurité + respect + santé de base (sommeil/hygiène)

  • Négociable = le comment / le quand / les options à l’intérieur du cadre 

Exemples :

  • Sécurité : ceinture, casque, tenir la main dans le stationnement

  • Respect : on ne frappe pas, on ne lance pas, on ne traite pas l’autre de noms, respect aussi de l'environnement dans lequel on habite

  • Valeurs familiales : certains règlements de base (ex. heure de dodo minimale, routine santé)

Ce qui peut être négociable

Exemples :

  • “Tu mets tes bottes assis sur le banc ou sur le tapis ?”

  • “Devoirs avant ou après la collation ?”

  • “Dodo : 1 histoire longue ou 2 courtes ?”

  • Pour un ado : 30 minutes d'écran dès que les devoirs sont faits

La magie, c’est que ton enfant vit de l’autonomie, sans que toi tu abandonnes le lead.


À quel âge on peut négocier ? (repères 3–10 ans)

On peut introduire la négociation plus tôt que ce qu’on pense, mais pas de la même façon selon l’âge.

3–4 ans : mini-négociations guidées (choix limités)

À cet âge, ton enfant apprend surtout à :

  • mettre des mots sur ce qu’il veut,

  • tolérer un “non”,

  • faire un choix simple.

Les habiletés sociales et émotionnelles sont en plein développement à 3–5 ans.  
Donc on garde ça court, concret, et cadré.

Exemples efficaces :

  • “Tu veux partir au parc. Oui. Est-ce que tu mets ton manteau toi-même ou avec mon aide ?”

  • “Bain : 5 minutes de plus, ok. Tu choisis : jouets ou bulles.”

5–6 ans : compromis simples + règles courtes

Ici, on peut commencer à parler de “deal” simple :

  • “Si on fait X, ensuite on fait Y.”

  • “Tu peux choisir entre deux options qui me conviennent.”

À cet âge, l’enfant commence aussi à mieux comprendre que les autres peuvent avoir un point de vue différent.

7–10 ans : vraies discussions + responsabilités

C’est là que la négociation devient un outil éducatif majeur :

  • ton enfant peut proposer,

  • argumenter,

  • accepter des responsabilités liées à son choix.

Et ça nourrit des compétences d’“adultes” : planification, flexibilité, autocontrol. (Les fonctions exécutives se développent et se renforcent par la pratique.)  


Quand négocier… et quand ne pas négocier

Les bons moments pour négocier

  • Hors crise (quand le cerveau est disponible)

  • Quand tu as 2–5 minutes pour écouter

  • Quand l’objectif est : apprendre à collaborer, pas “gagner”

Les mauvais moments pour négocier

  • En pleine crise (colère intense, pleurs incontrôlables)

  • En urgence (on est en retard solide, danger, sécurité)

  • Quand tu te sens à bout

Dans ces moments-là, tu ne “rates” rien : tu fais juste ce qui est le plus intelligent.
Tu cadres d’abord. Tu négocies après.

Phrase simple :
“Là, je ne négocie pas. Je t’aide à te calmer. On en reparle quand ça va être redescendu.”


Comment bien négocier : la méthode en 6 étapes 

Voici une structure simple que tu peux répéter. Plus c’est répétable, plus ça marche.

1) Se réguler (toi d’abord)

Dans l’esprit de la parentalité consciente,, ton état intérieur mène la danse.
Avant de parler : une respiration, un ton plus bas.

Script interne : “Je n’ai pas besoin de gagner. J’ai besoin de guider.”

2) Nommer l’émotion / le besoin

“Tu voulais rester au parc. Tu es fâché, je comprends.”

Ça ne veut pas dire que tu dis oui. Ça veut dire : je t’ai entendu.

3) Poser le cadre (1 phrase)

Un cadre = court. Pas de sermon.

  • “Le parc ferme.”

  • “On ne frappe pas.”

  • “L’écran, c’est après le souper.”

4) Offrir 2–3 options acceptables

Tu proposes des options que tu es réellement prête à accepter.

  • “On part maintenant. Tu veux marcher jusqu’à l’auto ou te faire porter ?”

  • “Tu veux mettre tes bottes en premier ou ton manteau en premier ?”

5) Écouter et reformuler, puis proposer un compromis

Tu peux demander :
“Ok, c’est quoi ton idée ?”

Ensuite tu reformules (ça baisse la tension) :
“Donc toi, tu voudrais 10 minutes de plus.”

Puis tu proposes un compromis réaliste :
“Je ne peux pas 10. Je peux 3 minutes, puis on part.”

6) Conclure + tenir la limite (sans punir)

La conclusion doit être claire, et tu tiens ton cadre calmement.

  • “Parfait. 3 minutes. Quand je dis ‘c’est fini’, on y va.”

  • Puis tu suis.

Si ton enfant explose : tu reviens au cadre + présence.
L'important, c'est que lorsque vous en êtes arrivés à un consensus, par exemple, on reste au parc 3 minutes de plus, il n'y a pas une autre négociation...ça c'est très important. Tu ne changes pas ce qui a été dit, même si l'enfant le demande. Avec le temps, l'enfant va comprendre que tu t'en tiens à ce que tu as dit.

Et si l’enfant insiste (ou “négocie la négociation”)

Reste sur un disque rayé. Calme. Répétable.

  • “Je t’ai entendu. Ma réponse reste la même.”

  • “Tu peux être fâché. La limite reste.”

C’est souvent là que les parents “lâchent” — pas parce qu’ils veulent, mais parce que l’inconfort monte. Et ça, c’est normal. Mais si tu tiens le cadre, ton enfant apprend une compétence majeure : tolérer la frustration sans perdre le lien.


Ce que la négociation apporte à ton enfant (et à l’adulte qu’il devient)

Quand tu négocies bien (cadre + écoute), ton enfant apprend :

  • Communication claire : exprimer un besoin sans exploser

  • Perspective : comprendre que l’autre a aussi une réalité  

  • Fonctions exécutives : planifier, choisir, se retenir, être flexible  

  • Résolution de conflits : chercher des options, faire un compromis

  • Respect de soi : “j’ai une voix” (sans croire que tout m’est dû)

  • Respect des limites : “il y a des règles stables”

Et dans la vie adulte? Ça devient : négocier un horaire, un salaire, une relation, un conflit, une colocation… sans que ça devienne une montagne ! :)

Conclusion

La négociation ne te fait pas perdre ton autorité. Au contraire : elle peut la rendre plus solide, parce qu’elle repose sur un cadre stable et une relation forte.

Si tu veux essayer dès aujourd’hui, choisis une seule situation : bottes, écran, devoirs ou dodo. Et applique la structure : cadre court + 2 options + conclusion + constance 


FAQ

1) Pourquoi la négociation fait peur aux parents ?
Parce qu’on confond souvent négocier avec céder. En réalité, négocier = écouter + cadrer.

2) À quel âge peut-on commencer à négocier avec un enfant ?
Dès 2-3 ans, mais sous forme de choix limités (2 options). Plus l’enfant grandit, plus le compromis peut être élaboré.

3) Est-ce que négocier rend les enfants plus opposants ?
Non, si le cadre est clair. L’opposition augmente surtout quand les limites sont floues ou changent sous pression.

4) Quoi faire si mon enfant pleure ou crie pendant une négociation ?
On arrête la négociation, on régule, puis on reprend plus tard. En crise, le cerveau n’est pas disponible.

5) Qu’est-ce qui ne se négocie jamais ?
Tout ce qui touche la sécurité, le respect, et les valeurs de base familiales.

6) Comment négocier sans argumenter pendant 30 minutes ?
Options limitées + phrases courtes + disque rayé. Si ça s’étire, on reporte : “On reprend tantôt.”

7) Comment savoir si je dépasse mes limites ?
Si tu sens que tu offres quelque chose “pour acheter la paix” et que tu deviens irritée ensuite, tu as dépassé ton plafond.

8) Et si l’enfant ne respecte pas l’entente ?
Tu reviens au cadre, sans punition théâtrale : “L’entente c’était X. Là, on revient à X.” Et tu ajustes la prochaine fois (options plus simples).

-----------

Si tu sens que la négociation vire souvent en chicane (ou que tu finis par céder même si tu ne veux pas), je peux t’aider à bâtir un cadre clair et une façon de répondre qui tient dans la vraie vie.
Réserve ton appel découverte gratuit via la page eveilparental.com/contact. 

Chaque parent mérite de vivre plus de calme, de connexion et de confiance.


Réserve ton appel découverte gratuit et voyons ensemble comment je peux t’accompagner dans ton parcours vers une parentalité consciente.

Réserve ton appel gratuit

 Inscris-toi à l'infolettre !

Vos informations resteront toujours confidentielles et ne seront jamais vendues ni partagées, peu importe la raison.