RÉSERVE TA SÉANCE
EN

Quand maman critique son corps : l'exemple que l'on donne à nos enfants

Aug 24, 2026
Jeune fille devant un miroir pour illustrer l’image corporelle chez les enfants

On pense à tellement de choses comme mères.

Les lunchs. Les rendez-vous. Les vêtements qui ne font déjà plus. Les activités. Les devoirs. Les courriels de l’école. Le souper. Le lavage qui semble se reproduire tout seul pendant la nuit.

On essaie d’être présentes. De travailler. De prendre soin de tout le monde.

Et quelque part au milieu de tout ça, il y a aussi cette petite voix qui nous accompagne souvent depuis très longtemps :

« J’ai encore pris du poids. »

« Je déteste mon ventre. »

« Cette robe me fait paraître grosse. »

« Il faudrait vraiment que je perde 10 livres. »

« Regarde-moi les cuisses. »

Parfois, on dit ces phrases devant le miroir sans même réaliser que notre enfant est dans la pièce.

Mais lui, il écoute.

Et particulièrement pour nos filles, ce que nous disons sur notre propre corps peut tranquillement devenir une partie de ce qu’elles apprennent sur le leur.

On porte déjà tellement… pourquoi notre corps doit-il être un autre problème?

Je trouve ça important de commencer ici parce que je n’ai vraiment pas envie de transformer ce sujet en une autre affaire que les mères doivent « réussir ».

Maintenant, en plus de tout le reste, il faudrait toujours aimer notre corps, ne jamais dire la mauvaise chose et donner l’exemple parfait?

Non.

Nous aussi, on a grandi dans une culture qui nous a appris très tôt qu’un certain type de corps était préférable à un autre.

Plus mince.

Plus ferme.

Moins de ventre.

Pas trop de rides.

Pas trop de cellulite.

Et après avoir eu des enfants, on entend même parler de « retrouver son corps d’avant ».

Comme si notre corps avait disparu quelque part.

Alors si tu as parfois une relation difficile avec ton poids ou ton apparence, il n’est pas question de te culpabiliser.

Mais on peut commencer à observer ce qu’on dit.

Parce que nos enfants nous observent aussi.

Ton enfant entend beaucoup plus que tu penses

Imagine une petite fille qui regarde sa mère se préparer devant le miroir.

Elle trouve sa mère belle.

Puis sa mère se regarde et dit :

« Ark. Je suis tellement grosse dans ça. »

Pour nous, c’est peut-être une phrase lancée automatiquement.

Mais l’enfant est en train d'apprendre quelque chose.

Elle apprend qu’on peut regarder son propre corps et immédiatement chercher ce qui ne va pas.

Elle apprend qu’être plus grosse est quelque chose de négatif.

Elle apprend peut-être même qu’une partie importante de la valeur d’une femme se trouve dans son apparence.

Les recherches sur les conversations mère-fille autour du corps montrent justement des liens entre la façon dont les mères et les filles parlent du corps et leur propre image corporelle. Des travaux récents s'intéressent aussi au rôle potentiel d’un discours plus positif ou moins critique sur le corps dans ces relations.

Ça ne veut pas dire qu’une phrase prononcée devant ta fille va déterminer sa relation avec son corps pour le restant de sa vie.

Ce serait beaucoup trop simpliste.

Mais répétée pendant des années?

Elle peut faire partie du message qu’elle reçoit.

Nos filles apprennent aussi ce que signifie « être une femme »

Nos garçons aussi nous regardent et apprennent à travers nous.

Ils peuvent développer leurs propres insécurités corporelles et ils apprennent également, en nous observant, comment parler du corps des femmes.

Mais il y a quelque chose de particulier qui peut se produire entre une mère et sa fille.

Ta fille ne regarde pas seulement sa maman.

Elle regarde une femme.

Une femme adulte à laquelle elle peut, consciemment ou non, s’identifier.

Et si elle entend constamment cette femme dire :

« Je dois maigrir. »

« Je ne peux plus manger ça. »

« Je suis tellement laide aujourd’hui. »

« J’aimerais avoir son corps. »

elle peut finir par comprendre que devenir une femme signifie aussi devenir insatisfaite de son corps.

Des recherches menées auprès de mères et de filles adolescentes ont d'ailleurs associé certaines formes de discussions fréquentes autour du poids à davantage d'insatisfaction corporelle et à certains comportements alimentaires préoccupants chez les filles.

Encore une fois : pas pour culpabiliser les mamans.

Pour nous donner du pouvoir sur ce qu’on peut changer.

Il ne faut pas nécessairement dire « j’adore mon corps »

Je pense qu’on fait parfois une erreur lorsqu’on parle d’image corporelle.

On passe de :

« Je déteste mon ventre »

à :

« Je dois adorer chaque centimètre de mon corps! »

Mais si tu n’y crois absolument pas, ton enfant va probablement le sentir.

Tu peux viser quelque chose de beaucoup plus réaliste :

le respect.

« Mon corps a changé. »

« Ce pantalon ne me fait plus, je vais en choisir un autre dans lequel je suis confortable. »

« Je ne me sens pas super bien dans mon corps aujourd’hui, mais ce n’est pas une raison pour être méchante envers moi-même. »

Ça, c’est puissant.

Parce que tu ne lui enseignes pas qu’elle doit se trouver magnifique chaque fois qu’elle se regarde dans le miroir.

Tu lui enseignes qu’elle peut vivre une insécurité sans se démolir.

Changer la conversation sur le poids à la maison

Remplacer le jugement par quelque chose de neutre

Au lieu de :

« Je suis trop grosse pour cette robe. »

Essaie :

« Je ne suis pas confortable dans cette robe. Je vais mettre quelque chose dans lequel je me sens mieux. »

Ce petit changement enlève le jugement envers ton corps.

Parler de ce que le corps permet de faire

Nos enfants entendent énormément parler de ce à quoi un corps ressemble.

On peut aussi parler de ce qu’il fait.

Mes jambes me permettent de marcher.

Mes bras me permettent de prendre mes enfants dans mes bras.

Mon corps me permet de danser, travailler, rire, jouer, dormir et vivre.

Ça ne veut pas dire qu’on doit transformer chaque déjeuner en conférence sur l’acceptation corporelle.

On peut simplement changer tranquillement notre vocabulaire.

Faire attention aux commentaires sur le corps des autres

« Elle a tellement maigri! Elle est belle! »

Ça aussi, nos enfants l’entendent.

Et le message implicite peut facilement devenir :

maigrir = devenir plus beau.

On ne connaît pas la santé d’une personne en la regardant.

On ne connaît pas non plus la raison d’une perte ou d’une prise de poids.

Alors pourquoi ne pas sortir tranquillement le poids de nos compliments?

« Elle rayonne. »

« Elle a l’air tellement heureuse. »

« J’adore son style. »

Montrer qu’on peut prendre soin de soi sans se punir

Bouger parce que ça fait du bien.

Manger parce que notre corps a besoin d’énergie.

Dormir parce qu’on est épuisée.

Prendre une marche pour respirer après une grosse journée.

Ce sont aussi des messages que nos enfants absorbent.

Prendre soin de son corps n’a pas besoin de vouloir dire le transformer.

Et si tu critiques ton corps depuis toujours?

Alors commence petit.

La parentalité consciente n’est pas une recherche de perfection.

C’est souvent simplement le fait de remarquer quelque chose qu’on faisait automatiquement.

Et la prochaine fois que tu te surprends à dire :

« Mon Dieu que je suis grosse… »

tu peux même te reprendre devant tes enfants.

« Oups. Je viens de parler vraiment durement de mon corps. Je vais recommencer. Ce que je voulais dire, c’est que je ne me sens pas confortable dans ce pantalon aujourd’hui. »

Imagine ce que ton enfant apprend à ce moment-là.

Pas que maman est parfaite.

Mais qu’on peut remarquer une vieille habitude et choisir autre chose.

Ce que tu veux vraiment transmettre à ton enfant

Un jour, ta fille se regardera probablement elle aussi dans un miroir et trouvera quelque chose qu’elle n’aime pas. Elle grandira également dans un monde où on lui dira qu'à 20 ans elle doit commencer le Botox. 

Tu ne pourras pas empêcher toutes ses insécurités.

Tu ne pourras pas contrôler les réseaux sociaux, les commentaires à l’école ou tous les standards qu’elle rencontrera.

Mais tu peux lui donner une autre voix à l’intérieur d’elle.

Une voix qui dit :

« Mon corps n’a pas besoin d’être parfait pour mériter mon respect. »

Et cette voix-là peut commencer par la façon dont elle t’entend parler de toi aujourd’hui.


5. FAQ

Comment parler de mon poids devant ma fille?

Tu n’as pas besoin de faire comme si ton poids ou ton apparence ne te préoccupait jamais. Essaie simplement de parler de ton corps sans jugement ni insultes et d’éviter d’associer minceur, beauté et valeur personnelle.

Est-ce mauvais de dire que je veux perdre du poids devant mes enfants?

Une phrase occasionnelle n’est pas une catastrophe. Mais lorsque le poids, les régimes et l’insatisfaction corporelle occupent beaucoup d’espace dans les conversations familiales, ça peut influencer la façon dont un enfant pense à son propre corps.

Que faire si ma fille dit qu’elle est grosse?

Évite de répondre automatiquement : « Mais non, tu n’es pas grosse! » Essaie plutôt de comprendre ce qu’elle veut dire : « Qu’est-ce qui te fait penser à ton corps comme ça aujourd’hui? » Ça ouvre la discussion sans confirmer que « grosse » serait quelque chose de mauvais.

Comment aider mon enfant à avoir une bonne image corporelle?

Parle davantage de santé, de confort, d’énergie et de ce que le corps permet de faire que de poids ou d’apparence. Évite également de critiquer ton propre corps et celui des autres devant lui.

Est-ce que l’image corporelle concerne seulement les filles?

Non. Les garçons peuvent aussi vivre de l’insatisfaction corporelle et de la pression liée à leur apparence. Le sujet mérite donc d’être abordé avec tous les enfants.

Que faire si mon enfant semble très préoccupé par son poids ou son alimentation?

Si les préoccupations deviennent importantes, si ton enfant restreint son alimentation, évite de manger, vit beaucoup de détresse ou développe des comportements qui t’inquiètent, il est important de consulter un professionnel de la santé qualifié. Le coaching parental peut soutenir le parent dans sa façon d’accompagner son enfant, mais ne remplace pas une évaluation ou un traitement professionnel.

Parfois, ce sont ces petites phrases automatiques qui nous montrent quelque chose de beaucoup plus grand : ce que nous avons nous-mêmes appris et que nous transmettons sans le vouloir.

C’est une grande partie de ce qu’on peut explorer en coaching parental : comprendre ce qui se passe chez notre enfant, mais aussi prendre conscience de nos propres réactions, croyances et patterns pour choisir une autre façon d’avancer.

Si tu aimerais voir ce que ça pourrait changer dans ta famille, tu peux réserver un appel découverte gratuit avec Éveil Parental. Le coaching se fait en ligne partout au Québec.

https://calendly.com/eveilparental-info/15min

 

Chaque parent mérite de vivre plus de calme, de connexion et de confiance.


Réserve ton appel découverte gratuit et voyons ensemble comment je peux t’accompagner dans ton parcours vers une parentalité consciente.

Réserve ton appel gratuit

 Inscris-toi à l'infolettre !

Vos informations resteront toujours confidentielles et ne seront jamais vendues ni partagées, peu importe la raison.